Pourquoi et comment j'en suis venu à Linux : le témoignage de cubik

/ Article - écrit par cubik (), le 25/10/2012

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - 9 réactions

On continue notre petit tour d'horizon des linuxiens du coin et de leur passage de l'autre côté, là où il n'y a plus de fenêtre ou presque. Après Nazonfly, aujourd'hui, cubik nous parle.

 

Il ne faut pas se le cacher, Linux est au départ un truc de geek. J'en ai entendu parler il y a de nombreuses années parce que j'étais en plus dans mes études d'informatiques. Forcément curieux dans ce domaine, et ayant touché un peu à Unix (pour simplifier, la version pro de linux), j'ai forcément jeté un oeil dessus.


DR.
Seulement, voilà, il y a une dizaine d'année, la migration progressive vers des linux ergonomiques et user-friendly était tout juste amorcée, et tout n'était pas aussi beau et sympathique qu'aujourd'hui. A l'époque, les leaders étaient Red Hat et Mandrake (devenue depuis Mandriva), une distribution française réputée plus facile d'accès que ses concurrentes encore majoritairement tournées autour de la ligne de commande.

Mais deux principaux problèmes se sont posés à moi à l'époque. Le premier est entièrement de ma faute. Plutôt que d'essayer les versions live qui permettent de tester sans installer, je partais bille en tête sur une installation en co-location avec mon Windows. Sauf que si tout ne fonctionne pas bien, la désinstallation n'est pas sans trace et peut aller jusqu'à celle du windows qui n'avait rien demandé. L'autre problème, c'est que tous mes périphériques n'étaient pas reconnus. Parfois la carte wifi, souvent la carte graphique... Bref, il était trop tôt pour moi.

Au fil des années, tout de même intrigué par ce monde nouveau qui m'aurait permis de bidouiller tout en étant complètement légal, je testais à plusieurs reprises mais toujours avec les mêmes problèmes.


DR.
Et puis, il y a 3, 4 ans, relancé sur la sujet par un ami ayant réussi sa transition, je reteste, cette fois avec cette distribution réputée accessible Ubuntu. Première bonne surprise, il existe un mode d'installation simple depuis Windows qui permet une désinstallation tout aussi simple. J'aurais bien sûr pu tester sans installation, mais le live cd est forcément plus lent qu'une installation. Deuxième surprise, tout fonctionne du premier coup. Pas de bidouille, pas de recherche, tout est reconnu, plug & play. Troisième bonne surprise, je n'ai pas besoin d'utiliser la ligne de commande. Toutes les applications dont j'ai besoin disposent d'une interface graphique simple qui me permettent de customiser mon système et mes applis à mon goût.


DR.
Depuis, je suis passé par des types d'installations progressives (install dans Windows, install à côté de Windows, install sans Windows du tout) qui font qu'aujourd'hui, je me passe totalement du monde Microsoft. J'ai bien installé un Windows 7 dans mon linux (via une machine virtuelle) mais uniquement pour voir à quoi ressemblait le système que j'aurai à utiliser au travail. Il m'a également servi une fois pour un accès qui nécessitait exclusivement Windows, mais ce cas se présente de moins en moins. J'ai également changé de distribution et suis passé à Mint, un dérivée d'Ubuntu moins restrictif sur les logiciels et drivers propriétaires. Tout fonctionne sans problème. Je me suis même remis un peu à jouer sur mon pc, ce que je ne faisais plus depuis des années, puisque Windows est généralement nécessaire.

Depuis, j'essaye de propager le système en aidant des mères de famille, toutes étonnées de découvrir qu'il existe autre chose que Windows et que c'est aussi simple, si ce n'est plus pour l'usage qu'elles ont de leur pc.

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Le Truvada, en utilisation préventive contre le Sida : efficacité démontrée