Pourquoi et comment j'en suis venu à Linux : le témoignage de nazonfly

/ Article - écrit par nazonfly (), le 24/10/2012

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Continuons notre série d'articles sur Linux avec un peu d'humain et d'histoire (avec un petit 'h'). Après Une brève introduction à Linux puis ce qu'on peut faire ou pas avec le Manchot, il nous paraissait intéressant d'aborder Linux par l'expérience, par notre expérience. Nous sommes trois rédacteurs sur Krinein à utiliser Linux quotidiennement : cubik, Loïc Massaïa et moi-même. Trois personnes, trois expériences pour trois articles.

Et je m'attelle à cette difficile tâche de se raconter soi-même.

 

Mon premier contact avec Linux remonte à loin, très loin. En 2000 si je ne m'abuse avec un projet concernant l'installation d'un firewall sur une Red Hat. À cette époque-là, Windows 98 et ses écrans bleus régnaient en maître. Ce n'était pas forcément très beau mais déjà plus que Red Hat. Pour une multitude de raisons (dont entre autres un seul ordinateur pour une famille, c'était le Moyen-Âge de l'informatique), je n'ai pas sauté le pas. Et ça aura été la première des occasions manquées.

La deuxième occasion sera ratée avec Mandrake, célèbre distribution française
DR. Mandrake le magicien
(cocorico tiens), installée sur le même ordinateur qu'un Windows 98 (le même que celui précédemment nommé). L'offre logicielle pour mon utilisation d'alors n'était pas suffisante ou du moins me semblait-il. Deuxième occasion ratée, même si je continuais de suivre de loin l'évolution de Linux.

Et puis petit à petit les logiciels Open Source commencèrent de coloniser l'utilisateur moyen de Windows, d'abord avec le navigateur Netscape puis avec Firefox qui était à des années-lumière devant Internet Explorer. Sans compter qu'Open Office devenait de plus en plus efficace et remplaça bientôt à peu près complètement mon Microsoft Office pour des raisons presque philosophiques. Depuis des années j'utilisais Office de façon illégale, il était temps de revenir vers quelque chose d'un peu plus sérieux. Peu de temps après j'utilisais de temps à autre Knoppix (distribution pouvant être utilisée sans installation) pour vérifier l'état de marche de certains ordinateurs. Avec plus ou moins de succès du reste.

 

Le quatrième et avant-dernier pas sera effectué avec la réinstallation d'un
DR. Ubuntu Kung-fu
nouvel ordinateur, pas très puissant mais dont le Windows XP commençait à vraiment marcher sur trois pattes. Seulement voilà, une réinstallation impliquait soit l'achat d'une licence Windows, soit une nouvelle fois de pirater le célèbre système de Microsoft. Ni une ni deux, la solution devint évidente : pourquoi ne pas tenter cette fameuse « nouvelle » distribution apparemment si ergonomique, Ubuntu ? Ce devait être en 2008 avec Ubuntu 8.10. Et là un nouveau monde s'est ouvert : un Linux facile d'emploi (encore que j'aime particulièrement passer par la ligne de commande étant bizarrement allergique à la souris depuis longtemps, sans doute un souvenir du temps DOS).

 

Le dernier mouvement s'est effectué avec le Sony Vaio sur lequel je tape, un ordinateur où sévissait Windows Vista. Si XP était un système efficace, rapide et stable, ce n'était plus la même chose avec Vista. Vista était lourd, abominablement lourd, inutilement lourd, d'une lourdeur pachydermique même. Là encore un Ubuntu vient rapidement s'installer à côté du Vista, d'autant plus
Debian, sans modération
que tous mes collègues travaillaient efficacement sous Linux. J'aurais été limite le dernier des rigolos à rester sous Windows. Dernièrement quand je dus de nouveau changer de machine, cette fois-ci avec Windows Seven, la question ne se posa même pas. J'allais tester cette fameuse Debian réputée si stable (une petite déception, Debian ne convient apparemment pas super bien aux ordinateurs dernière génération). Mais le simple fait de revenir sous Windows Seven, de subir à chaque fois des mises à jours longues et fastidieuses, qui empêchent notamment l'extinction rapide de l'ordinateur ou son allumage tout aussi rapide me fait préférer de loin la simplicité d'utilisation de Linux.

Me voilà donc avec trois ordinateurs, deux Ubuntu et une Debian, dont deux ont encore un système appelé Windows dessus mais qui ne sert presque plus à rien (malheureusement il est quelques fois nécessaire de revenir sous Windows utiliser un programme qui ne sert qu'une fois tous les six mois).

PS : image Debian Wine sous Licence Creative Commons Paternité issue du Flickr de sirwoody.

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