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Biographie de Navi Pillay

Avocate sud-africaine sous l’apartheid, juge au Tribunal pour le Rwanda puis à la CPI, Navi Pillay a également dirigé le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme. Elle reçoit le Nobel de la paix en 2026.

Navanethem Pillay, généralement appelée Navi Pillay, est une juriste sud-africaine née en 1941 à Durban, dans une famille d’origine indienne tamoule. Elle étudie le droit à l’université du Natal, puis ouvre son propre cabinet en 1967. Dans une Afrique du Sud soumise à l’apartheid, elle défend des militants opposés au régime et des syndicalistes, ainsi que les droits des détenus.

Navi Pillay à un événement de la Wayamo Foundation en 2018
Navi Pillay en 2018. Photo : Wayamo Foundation, CC BY-SA 2.0.

Elle complète sa formation à Harvard, où elle obtient une maîtrise en droit en 1982, puis un doctorat en sciences juridiques en 1988. Son activité porte également sur les droits des femmes. En 1992, elle participe à la création d’Equality Now, une organisation internationale qui lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes.

En 1995, elle est nommée juge à titre temporaire à la Haute Cour sud-africaine et rejoint le Tribunal pénal international pour le Rwanda. Elle siège dans la chambre qui rend, le 2 septembre 1998, le jugement contre Jean-Paul Akayesu. Cette décision établit que des viols et des violences sexuelles peuvent constituer des actes de génocide s’ils sont commis dans l’intention de détruire un groupe protégé. Pillay préside le Tribunal de 1999 à 2003.

Elle devient en 2003 l’une des premières juges de la Cour pénale internationale, où elle siège jusqu’en 2008. Nommée haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme la même année, elle exerce cette fonction jusqu’en 2014. Son rôle consiste alors à défendre les droits fondamentaux, à documenter les violations et à porter ces questions auprès des gouvernements et des institutions internationales.

En 2019, la Gambie la désigne comme juge ad hoc à la Cour internationale de Justice dans l’affaire concernant l’application de la Convention sur le génocide au Myanmar. Il s’agit d’une désignation pour ce différend précis, distincte d’une élection comme juge permanente de la Cour. De 2021 à 2025, elle préside également la commission d’enquête indépendante de l’ONU sur le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et Israël.

Le 9 octobre 2026, le Comité Nobel norvégien lui attribue le prix Nobel de la paix pour son action en faveur de la paix et du droit international. Son parcours traverse plusieurs fonctions dont les pouvoirs sont détaillés dans notre explication de la justice internationale.

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